mercredi 13 mars 2019

Alstom Aptis testé sur Nice

Un bus électrique pour le moins particulier en apparence a attiré mon attention. On m'en a parlé et suis sorti de ma caverne, l'occasion de retrouver mes très chers amis spotters et passionnés des bus.
Nice Matin était également présent pour récolter des informations et l'avis des passagers... Tandis que les amis passionnés et moi plaisantions sur le véhicule, nous avons été filmer pour donner un avis à chaud depuis notre "carré vip"... Ce qui n'est franchement pas malin d'avoir accepter car nous aurions préféré en parler à tête reposer plutôt qu'après un long fou rire à dire n'importe quoi.

L'aspect général du véhicule, que dire... Quelle face est l'avant et laquelle est l'arrière ? Bon si on a un minimum une bonne vue ce n'est pas un soucis.
Je me suis dit une chose : "pourquoi ne restez-vous pas dans l'industrie du tramway ?". Ce bus est un tramway sur roue. Que ce soit le design, l'aménagement intérieur, le son bruyant du moteur... Lorsque le véhicule tourne ou effectue une marche arrière c'est un spectacle.
Et puis bon, un tel véhicule n'est pas à la portée de toute les mains. Surtout si on veut le retrouver en bon état au dépôt le soir.
Tout n'est pas à blâmé cependant. Les caméras placés à l'avant, arrière et cotés latéraux renforcent la sécurité du véhicule. Un écran simulant l'environnement du véhicule est installé sur le cockpit du véhicule. J'apprécie la grande baie vitrée à l'arrière... Même si ce n'est franchement pas un élément important (sous réserve de personne faisant n'importe quoi, amusés par cette baie vitrée). La luminosité dans le véhicule est un bon point. Les prises USB omni-présents sont passables.
Attention aux têtes lorsque vous vous levez des places du fond cependant.

De tout les véhicules électriques passés sur Nice, ce n'est pas le meilleur... Ce véhicule me paraît si fragile. Et puis sur un réseau comme Nice, le véhicule sera malmené.
Notez que ce véhicule est un prototype et plus précisément la première version.
N'oublions pas que l'électrique n'est qu'un prétexte politique pour dire que l'on "pollue moins". Un joli mensonge pour les esprits naïfs qui composent cette Terre.

Pour l'anecdote, il y eut un moment où l'on entendait des cris d'enfants... Nous plaisantions sur le fait que c'était le bus qui faisait hurlé ces jeunes gens apeurés par le véhicule. Il s'avère que les enfants d'un jardin hurlaient contre la grille d'un jardin en voyant le bus.










mercredi 13 février 2019

BLOG TRAVAUX

Le blog http://midoriauniverse.wixsite.com/makibusfan est en cour de travaux.

samedi 5 janvier 2019

Transdev CFTI Cannes 73553

Malgré un malheureux spectaculaire contre jour, voici mes premières images d'un Citaro aux couleurs du nouveau réseau régional ZOU! Il me tarde de voir ce que va donner la découpe sur des Citaro neufs. J'observe certains détails (les espaces blancs) qui nous rappellent que le véhicule avait la découpe régional Lignes d'Azur juste avant.
Mercedes-Benz O530 Citaro C2 №73553 (MES : 2017)



jeudi 29 novembre 2018

Kyoto City Bus : touristes, congestion, engagements

La nouvelle est tombée le 28 novembre 2018. La municipalité de Kyoto, dans un document visant à présenter ses projets à venir, a donné deux informations qui pourraient être intéressant autour des bus de la ville.

La première : les Raku Bus.
Les véhicules sélectionnés pour devenir Raku Bus sont sans cesse mis à jour (disposant ainsi des dernières options adoptés par les bus de la ville). Toutefois ces véhicules sont devenus aujourd'hui obsolètes : absence de haut parleur extérieur avant, girouette latérale non entre la porte avant et centrale, absence de feux de jour... Ce sont là les options ayant été adoptés en prévision d'un changement majeur à venir (car on montera dorénavant par l'avant pour lutter contre la congestion).
Semble t'il que tout les véhicules concernés vont être modifiés, mis à jour.

La seconde : le problème des touristes.
Bien que les Raku Bus soient fait pour les touristes (japonais comme étrangers), les touristes ont une fâcheuse manière de prendre les lignes locales... Créant une crise qui fait rage depuis 2013, 2014 : la congestion dans les bus et des locaux qui n'ont plus de place contrairement aux touristes.
L'idée de bus articulés ou plus long n'est pas à l'ordre du jour : le Japon a ses lois quant aux dimensions des véhicules et aucun articulé ne serait capable de faire intégralement les lignes actuelles et surtout convoités.
Ainsi il est prévu de mettre en service des véhicules disposant d'une découpe affichant des zones touristiques à l'attention des étrangers... Une mesure que je trouve personnellement stupide vu que je doute que les touristes y prêtent attention mais ne sait-on jamais si eux lisent cet article.

La LED couleur est arrivé dans la flotte des bus de la ville de Kyoto !

En ce 29 novembre 2018, la LED couleur a été mise en service par les bus de la ville de Kyoto. 

Les 44 véhicules qui seront mis en service au premier trimestre (quatrième au Japon) 2019 seront tous équipés de girouettes LED couleurs, tout le parc en sera équipé d'ici 2022. Pour l'heure, deux véhicules sont supposés être équipés depuis ce jour du prototype des girouettes LED couleurs.

Les affichages des girouettes des bus de la ville de Kyoto sont très chargés... Et en constante modification. La municipalité prend un grand soin d'améliorer sans cesse pour les locaux mais aussi les touristes. 
Ainsi il est inscrit :
- Code couleur axe de passage (+ nom de l'axe)
- Nom de destination + nom des points majeurs (au moins 3)
- Traduction en romaji
- Numéro de la ligne (couleur blanc : hors zone, périphérie / couleur bleu : point A à B / couleur orange : ligne circulaire non stop)
Ainsi la LED couleur est dorénavant capable d'inscrire tout ces éléments dans les moindres détails... Les inscriptions se font petit tout de même ! On notera qu'il est prévu une nouvelle MàJ majeur dans les années à venir.

A ce jour, le véhicule 3530 de l'affiliation Kujo est le premier exemplaire ayant été rendu visible avec la LED couleur : il parcourait alors la célèbre ligne 205.
Le second véhicule est le numéro 3487 de l'affiliation Umezu. Il circulait alors sur les lignes toku27 et 27. Il n'aura pas fallu longtemps pour voir la ligne express 100 être programmé sur la LED couleur (le 2 décembre 2018).

lundi 12 novembre 2018

Transdev CFTI Cannes 73553

Le réseau régional change donc d'identité visuelle et de nom : c'est dorénavant le réseau Zou! En voyant au loin un Citaro C2 de la ligne 200 sans découpe, j'ai tout de suite compris ce qu'il en était : cela s'est confirmé lorsque j'ai vu un petit bout de la découpe du nouveau réseau entre les portes avants et arrières.
Mercedes-Benz O530 Citaro C2 №73553 (MES : 2017)





Crise des bus de la ville de Kyōto (résumé)

Alors même que les bus de la ville de Kyōto fêtent les 90 ans du réseau municipal, une crise survient le 8 novembre 2018 au sujet des externalisations.

Il y a seize ans, les bus de la ville de Kyōto avaient connus dix années consécutives de déficit : la population locale avait en plus de cela déserté les bus de la ville. 
La raison ? Le coût de la gestion et de l'entretient des affiliations, lignes, arrêts, personnel, etc...
En conséquence, nous avons eu l'abolition des affiliations Daigo (précipité par l'ouverture de la ligne de métro municipal Tōzai) et Gojo.

Au début des années 2000, le ministère des transports promeut le système d'externalisation : les bus de la ville de Kyōto sont les premiers à l'appliquer.
Ce système consiste à déléguer sous contrat (contrat de cinq ans où les mandataires sont désignés par un appel d'offres concurrentiel) des affiliations. L'entreprise de transport privé mandataire doit répondre à un certain nombre de critère d’éligibilité. Une fois désigné, l'entreprise obtient les finances de la part de la municipalité pour gérer le personnel et le matériel : ce qui réduit le coût de gestion pour la municipalité. Ainsi donc, les lignes allant ou étant dans les périphéries sont placés sur la table des négociations. 
Très vite, ce système porte ses fruits : à partir de 2002, les bus de la ville deviennent bénéficiaires et connaissent un boom économique dès 2013 avec la montée en flèche du flux de touristes empruntant les bus de la ville [au détriment des locaux qui ne trouvent plus de place dans leur bus de ville et un véritable problème de congestion... Mais ceci est une autre histoire].

Les mandats ayant commencés en mars 2014 s'achèvent en mars 2019. Ainsi donc un appel d'offres a été effectuer en juin et les résultats étaient prévus pour fin septembre début octobre. Le 1er novembre 2018, nous n'avions toujours rien.

Le 8 novembre 2018, Keihan Bus s'exprime aux médias : le groupe Keihan Bus divorce avec les bus de la ville de Kyoto. Cette annonce résonne dans tout Kyoto et une véritable crise commence.
En cause : les difficultés à recruter du personnel. Les jeunes générations semblent désertés les métiers de conducteur receveur et de mécanicien, il s'agit là d'un problème national. Les détenteurs de permis pour les bus étaient de 91 900 000 candidats il y a 17 ans, aujourd'hui ils ne sont plus que 18 000 000. Plus grave encore pour les mécaniciens : ils étaient 1 009 000 candidats il y a 17 ans, aujourd'hui ils ne sont plus que 4 200 candidats.
Keihan Bus pointe également du doigt l'écart de salaire entre les fonctionnaires des gestions directes et les salariés des mandataires. En effet, le salaire d'un conducteur receveur salarié représente la moitié de ce que gagne un conducteur receveur fonctionnaire (dans les 400 000 contre dans les 200 000). Ajoutons à cela que l'emploi des salariés n'est pas sécurisé.
On notera également que la moitié du personnel des bus de la ville est externalisé... Ce qui est beaucoup trop.

Face à cette crise, les bus de la ville ont exprimés leur volonté de ne pas réduire les services et de trouver une solution rapide. Keihan Bus a cependant tiré sa révérence et ne renouvellera que pour une année avant de faire ses adieux.
Les résultats et la sélection des mandataires sont présentés le 09 novembre 2018 (cf l'article).
Puis le 10 novembre, c'est au tour de Nishinihon JR Bus (qui possède la moitié de l'affiliation Umezu) de parler : ceux-ci annoncent l'abandon de la ligne 93 qui sera récupéré par la gestion directe.
Keihan Bus était mandataire de la moitié de l'affiliation Kujo depuis mars 2005.

Les risques sont les suivants : 
Cette crise n'est pas financière, il s'agit d'un manque de personnel mais surtout de difficulté de recrutement (l'offre étant peu appréciable - en moyenne, un conducteur receveur démissionne après quatre ans de service).
L'abandon des mandataires et la récupération sous forme de gestions directes aura pour conséquence : un surcoût considérable pour la municipalité et la réduction de services, ce qui est contraire à la volonté des bus de la ville (l'université de Ritsumeikan est d'ailleurs impacté à ce jour dans cette crise). La privatisation pourrait être une solution mais surtout un problème à long terme pour la population locale (réduction des services inévitables et non création de lignes utiles).
Les bus de la ville doivent donc impérativement changer leurs méthodes.